Municipales 2026 à Paris : Danielle Simonnet bien partie pour participer à l’union de la gauche
Elle avait pour l’heure trois couleurs : le rose, le vert et le rouge. Mais alors qu’une union des forces de gauches parisiennes dès le premier tour de l’élection municipale semble prendre forme à Paris, une quatrième force pourrait bien la rejoindre. Le parti L’Après, composé d’anciens membres de la France insoumise, compte bien jouer son rôle dans le scrutin.
Figure de proue du mouvement dans la capitale, la députée Danielle Simonnet ne cache pas « des divergences réelles avec les socialistes, notamment sur le vote récent du budget de la Sécurité sociale ». Pour autant, celle qui s’est déjà portée candidate à Paris en 2014 et 2020 dit ne pas vouloir rester inactive face à la candidature de Rachida Dati, en tête dans les sondages (sauf si union à gauche).
Décision a été prise de participer aux négociations, mais qui n’aboutiront pas sans concession. Jusqu’ici, la seule force d’opposition de gauche parisienne n’occupe qu’un siège au Conseil de Paris, celui du conseiller du XXe arrondissement Laurent Sorel. Mais en se glissant au milieu d’Emmanuel Grégoire, David Belliard et Ian Brossat, L’Après espère « trois ou quatre » conseillers de Paris.
Remplacer trois conseillers écolos ?
Reste à savoir de quelle manière ces sièges pourraient être accordés. « Aux trois partis de s’arranger mais si chacun fait un geste en donnant un siège, on en obtient trois », calcule la députée, tandis que les socialistes espèrent voir les conseillers de L’Après s’intégrer dans le bloc écologiste.
Danielle Simonnet l’assure, elle ne se porte pas candidate pour être éligible. « Je peux être dernière de liste », sourit-elle, se disant « attachée au non-cumul des mandats ».
Une pique toute trouvée à la candidature insoumise de la députée Sophia Chikirou, dont Danielle Simonnet est « en désaccord avec sa stratégie en solitaire ». « Quand je lis qu’elle demande à ne pas taper sur la voiture et d’utiliser l’IA pour gérer les flux, on ne s’éloigne pas trop de ce que propose Rachida Dati. Je ne vois pas ce qu’elle porte de plus », attaque-t-elle, estimant malgré tout vouloir « l’unité de toute la gauche sans exclusive ».
Objectif zéro enfant à la rue
Côté programme, L’Après compte porter des mesures « pour les locataires des logements sociaux, comme une brigade interbailleurs pour la lutte contre les nuisibles et pour les réparations rapides des petits travaux ». Le parti s’oppose également aux hausses de loyers lors de réhabilitations thermiques et s’engage pour avoir « zéro enfant à la rue ».
« On est assez modestes. On sait que nous sommes un parti jeune. Mais on n’a pas demandé à avoir une mairie d’arrondissement, ni une tête de liste. Tout ce qu’on souhaite, ce sont ces trois sièges et être représentés dans les partis populaires », poursuit Danielle Simonnet, qui attend encore un appel d’Emmanuel Grégoire pour poursuivre ces discussions, pour l’heure encore informelles dans les couloirs de l’Assemblée nationale.
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